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Rédigé par : Samuel Verreault

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Les fumeurs de marijuana au taux non-fumeur

Publié le 27/07/16

Assurances individuelles

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À la fin du mois de mai 2016, une grosse nouvelle fait son apparition dans ma boite courriel. Deux grands assureurs canadiens, Sunlife et BMO annoncent que les fumeurs de marijuana médicinal et/ou récréatif seront maintenant considérés comme non-fumeurs par les tarificateurs de ces assureurs. À condition d’être testé négatif au test de nicotine, bien sûr.

À la fin du mois de mai 2016, une grosse nouvelle fait son apparition dans ma boite courriel. Deux grands assureurs canadiens, Sunlife et BMO annoncent que les fumeurs de marijuana médicinal et/ou récréatif seront maintenant considérés comme non-fumeur par les tarificateurs de ces assureurs. À condition d’être testé négatif au test de nicotine, bien sûr.

Le communiqué de Sunlife indique que cette modification s’appliquera à ses produits d’assurance vie et assurance maladies graves. BMO lui aussi suivra avec la même information peu de temps après. Alors que ce dernier spécifie un maximum de 2 joints de pot par semaine pour obtenir le taux non-fumeur, Sunlife ne fait pas de spécification sur la quantité.

À peine un mois plus tard, plusieurs autres iront dans la même direction. Je reçus donc le même son de cloche de la part de Great West, Empire Vie, Assomption Vie, Industrielle Alliance, SSQ, La Capitale et selon moi ce n’est pas fini.

La nouvelle a de quoi faire sourciller considérant que les fumeurs de vapoteuse et de cigarette électronique sont encore considérés comme fumeurs aux yeux des assureurs. Pourtant la cigarette électronique, qu’elle contienne de la nicotine ou pas, est bien moins nocive que la plupart des produits à fumer quoi qu’en disent vos voisins, vos collègues de travail et vos oncles au party de Noël (je paris qu’ils fument tous la cigarette). Voici à cet effet une excellente étude effectuée par Public Health England qui démontre que la cigarette électronique serait autour de 95% moins nocive que les produits du tabac. Bref, la désinformation est forte concernant ce produit et le lobbyisme efficace de l’industrie du tabac n’y est surement pas étranger.

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Revenons sur la marijuana. Les assureurs n’ont jamais eu la réputation de se « revirer sur un 10 cennes » ce qui me force à penser que le projet d’être plus clément envers nos fumeurs de pot est probablement un sujet de discussion qui traine depuis longtemps chez les assureurs. Les effets de la marijuana sont connus depuis longtemps et les études sont multiples. Bien que vous puissiez trouver autant d’études positives que négatives sur les effets du pot, Katarina Nikolic - vice-présidente et tarificatrice en chef chez BMO Assurance nous écrit et je cite « Nous avons examiné nos résultats en matière de mortalité et de morbidité (y compris les troubles de santé) liés à l’usage de la marijuana et nous avons la certitude que le risque n’est pas le même ».

Il faut aussi dire qu’avec la faiblesse soutenue des taux d’intérêt, les assureurs tentent par plusieurs moyens d’obtenir plus de rentabilité. Nous sommes loin des années 90 en termes de rendement. Considérant que près de 1 Canadien sur 5 consomme de la marijuana à l’occasion, c’est un segment de marché qu’on ne peut plus se permettre de bouder. Ceux-ci pourraient être plus intéressés que jamais à se procurer de l’assurance sachant que leur prime sera maintenant la même que les non-fumeurs.

Bref, bonne nouvelle pour nos fumeurs de marijuana. Est-ce que cela alimentera les discussions sur le projet de légalisation de Trudeau? On verra…