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Rédigé par : Samuel Verreault

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La télémédecine prend du galon au Québec

Publié le 08/02/18

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La téléconsultation avec des médecins est de plus en plus populaire, mais encore très marginale au Québec. Plusieurs applications ont vu le jour depuis les 10 dernières années partout dans le monde. Les assureurs semblent vouloir aller de l'avant en 2018 avec ces solutions.

Il y a eu « Babylon » et « Push Doctor » en Angleterre, « TonDocteur » en Suisse, « Teladoc » aux USA, « MédecinDirect » et « Médicitus » en France et « MeeDoc » dans les pays nordiques.

Au Québec, la start-up montréalaise Dialogue a fait son entrée en 2016. Bien que l’application compte quelques détracteurs, elle se base sur les lignes directrices établies par le Collège des Médecins en 2015 concernant la médecine à distance. Vous pouvez lire ces lignes directrices dans un document PDF de 42 pages publié par le CMQ (une très belle lecture).

Au Canada (incluant le Québec), la clinique privée Medisys a aussi une plateforme effectuant le même travail. Plateforme initialement anglophone et maintenant bilingue, elle a été propulsée principalement au Canada anglais dans les dernières années et s’est ouverte au marché québécois dernièrement avec une plateforme francophone.

Les compagnies de télémédecine offrant la téléconsultation publicisent à grand coup de graphiques accrocheurs les économies en $ qu’ils offrent aux employeurs en éliminant l’absentéisme et le présentéisme au travail grâce à leurs applications.

L’absentéisme et surtout le présentéisme sont les nouveaux mots à la mode en ressources humaines, et tout le monde veut s’y attaquer. Il est toujours difficile de quantifier exactitude ces pertes d’argent, mais il n’en demeure pas moins que la télémédecine est un outil parfaitement adapté à notre siècle pour aider à l’accès à un médecin plus rapidement.

Évidemment, ces applications ont certaines limites. Aucun médecin ne pourra vous diagnostiquer une otite bactérienne lors d’une discussion Facetime. Malgré tout, il semblerait que plusieurs conditions de médecine familiale sont facilement identifiables par des médecins en téléconsultation. Le problème du système de santé actuel est aussi un problème d’accessibilité à une prescription rapide dans le cas où la condition (bénigne) est connue du patient. Avec une application comme Medisys et Dialogue, le tout peut être réglé sans même avoir quitté la maison. Vive la technologie!

Nos employés ont utilisé les deux plateformes. Autant Medisys que Dialogue. Jusqu’à maintenant, l’accessibilité à un médecin a bien fonctionné. Dialogue a référé un peu plus souvent aux urgences que Medisys. Ce dernier semblait plus à l’aise à poser un diagnostic (tout dépend de la condition bien sûr).

Nous avons vu des médecins sortir dans les médias en 2016 et 2017 pour informer la population des lacunes et des dangers de l’utilisation de telle plateforme. Aura-t-on affaire à une guerre de règlementation de type Taxi vs. Uber version médecine familiale? Nul ne le sait pour l’instant. Certains médecins sont pour, d’autres sont contre.

Ce qui est sûr, c’est que personne n’arrêtera le progrès. Une autre chose de sûr : l’accessibilité à un médecin ne sera jamais un dossier réglé dans les affaires publiques. Si des applications mobiles peuvent aider les entreprises et leurs employés à améliorer l’accès rapide à un médecin, peut-on vraiment être contre? Tant que c’est fait dans les règles de l’art et par des médecins qualifiés, pourquoi ne pas l’essayer!